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Épisode 5/10 Série Piloter sa Cybersécurité
Épisode 5 de la série Piloter sa Cybersécurité par GROUPE MAIANO. Se faire accompagner intelligemment. 3 piliers d'un accompagnement efficace. 10 questions à poser à votre prestataire informatique.

Se faire accompagner intelligemment

Épisode 5 Garder la main sans tout faire soi-même

30 juin 2026
12 min de lecture
Dominique MAIANO

Transcription de la vidéo : Se faire accompagner intelligemment

Si vous êtes dirigeant et que vous souhaitez prendre à bras le corps le sujet de votre cybersécurité, alors bienvenue. Épisode 5 de notre série pour piloter votre cybersécurité avec lucidité, sans jargon technique.

Aujourd'hui : Se faire accompagner intelligemment. En matière de cybersécurité, vous ne pouvez pas tout faire vous-même. Mais vous ne pouvez pas non plus ne rien piloter. En cas de crise, c'est à vous que reviendra la responsabilité.

Je suis Dominique Maiano, fondateur du Groupe Maiano. Depuis plus de 25 ans, nous aidons les entreprises à moderniser et sécuriser leurs systèmes d'information.

Un dirigeant de PME dans le bâtiment pensait que tout était en ordre. Lors d'une panne serveur, il découvre que les sauvegardes ne couvraient que les fichiers du mois de février. Or nous étions en septembre. Six mois de travail perdus. L'outil était là mais plus personne ne le surveillait.

Les 3 ingrédients : un interlocuteur clairement identifié, une feuille de route lisible, des indicateurs compréhensibles. Quand ces trois éléments sont réunis, l'accompagnement devient un véritable levier de pilotage.

Dans le prochain épisode : Comment sensibiliser vos collaborateurs sans créer de peur.

Le paradoxe de la délégation

En matière de cybersécurité, la plupart des dirigeants de TPE et PME adoptent une posture pragmatique : ils délèguent. À un prestataire informatique de confiance, à un collaborateur « qui s'y connaît un peu », ou parfois à personne en particulier.

Cette approche fonctionne. Du moins, tant qu'aucun incident ne survient. Car le jour où un problème se manifeste, une réalité s'impose brutalement : c'est vers vous, dirigeant, que l'on se tourne.

La cybersécurité n'est pas un sujet que l'on peut simplement « confier » et oublier. Elle exige un pilotage, même léger, même délégué dans son exécution, mais un pilotage conscient, structuré, assumé.

Ce que « déléguer » ne veut pas dire

Déléguer la cybersécurité à un prestataire ou à un référent interne est non seulement légitime, mais souvent indispensable. En revanche, déléguer ne signifie pas abandonner.

Exemple concret, issu du terrain

Un dirigeant de PME industrielle pensait avoir fait le nécessaire : antivirus installé, sauvegardes en place, prestataire de longue date. Lors d'une panne serveur, il découvre que les sauvegardes ne couvraient que les fichiers du mois de février. Or, nous étions en septembre. Six mois de travail perdus.

La cause ? Le prestataire pensait que l'entreprise s'en chargeait. L'entreprise pensait que le prestataire s'en occupait. Personne n'avait vérifié.

Dans de nombreuses organisations :

  • On croit que la sauvegarde est active, alors qu'elle est figée depuis des mois.
  • On suppose que les antivirus protègent, alors qu'ils ne se mettent plus à jour.
  • On pense que « le prestataire gère tout », sans jamais avoir formalisé ce que cela recouvre exactement.

Le problème n'est pas la délégation en elle-même. C'est l'absence de visibilité, de suivi, de dialogue structuré.

Les trois piliers d'un accompagnement efficace

Les entreprises qui parviennent à piloter leur cybersécurité de manière sereine partagent un point commun : elles ont su construire un cadre d'accompagnement clair.

Pilier 1

Un interlocuteur clairement identifié

Qu'il s'agisse d'un collaborateur interne ou d'un prestataire externe, vous devez disposer d'une personne référente, identifiable et joignable. Pas une adresse générique. Pas un service anonyme.

Cette personne doit connaître votre entreprise, vos contraintes, vos priorités métier. Elle doit parler votre langage, celui du dirigeant, pas celui de l'ingénieur.

Pilier 2

Une feuille de route lisible

Vous n'avez pas besoin d'un rapport d'audit de quatre-vingts pages. Mais vous avez besoin d'un plan clair, qui distingue :

  • Ce qui est urgent et doit être traité rapidement,
  • Ce qui peut être structuré dans les mois à venir,
  • Ce qui s'inscrit dans une vision à plus long terme.
Pilier 3

Des indicateurs compréhensibles

Ce que vous devez attendre, ce ne sont pas des alertes techniques. Ce sont des réponses simples :

  • Mes sauvegardes fonctionnent-elles vraiment ?
  • Mes accès sont-ils correctement sécurisés ?
  • Reste-t-il des zones critiques non couvertes ?

Ces indicateurs peuvent tenir sur une seule page, sous la forme d'un tableau à feux tricolores. En dix minutes, vous devez pouvoir visualiser l'essentiel.

Illustrations concrètes

Entreprise de services comptables

A simplement activé la double authentification sur ses outils sensibles et procédé à une revue des droits d’accès. Résultat : une exposition aux risques divisée par deux, en moins de quinze jours.

TPE du bâtiment

A formalisé un plan d’action sur une seule page. Ce document est désormais discuté à chaque comité de direction. Pas d’expertise requise, juste un rituel simple.

Société de négoce

Victime d’une tentative de phishing, a désigné un point de contact unique avec son prestataire. Depuis, les incidents sont remontés en temps réel et traités à la source.

Ce qui distingue ces entreprises, ce n'est ni leur budget ni leur niveau technique. C'est leur capacité à structurer, à suivre, à dialoguer.

Poser les bonnes questions : un acte de direction

L'un des leviers les plus puissants pour reprendre le contrôle ne demande aucun investissement technique. Il s'agit simplement de poser les bonnes questions à votre prestataire informatique.

Sur les sauvegardes : Sont-elles actives ? Ont-elles été testées récemment ? Un prestataire sérieux doit pouvoir vous donner une date précise de dernière restauration.

Sur les mises à jour : Qui les supervise ? À quelle fréquence ? Une réponse vague du type « ça se fait tout seul » doit vous alerter.

Sur les accès : Existe-t-il une liste à jour des droits d’accès par collaborateur ? Les comptes d’anciens salariés sont-ils désactivés ?

Sur les procédures d’urgence : En cas de cyberattaque demain matin, quel est le plan ? Qui fait quoi ? L’absence de réponse documentée constitue un signal d’alerte majeur.

Sur le reporting : Pouvez-vous obtenir un état de santé synthétique de votre sécurité informatique ? Si votre prestataire ne peut produire aucun indicateur compréhensible, c’est que le pilotage n’existe pas.

Ces questions sont simples. Elles ne requièrent aucune expertise technique. Mais elles vous permettent de reprendre la main sur ce qui protège votre entreprise.

Ce qu'il faut retenir

Vous n'avez pas à devenir expert en cybersécurité. Mais vous ne pouvez plus ignorer que ce sujet est stratégique. S'entourer intelligemment, c'est :

Disposer d’un interlocuteur clairement identifié, qui connaît votre contexte.

Formaliser une feuille de route, même simple, qui structure vos priorités.

Exiger des indicateurs compréhensibles, qui vous permettent de suivre l’essentiel.

Ce cadre ne demande ni budget considérable ni compétences particulières. Il demande une décision : celle de piloter, plutôt que de subir.

Ce qui vient ensuite

Dans le prochain épisode : la sensibilisation de vos collaborateurs. Car la cybersécurité ne repose pas uniquement sur les outils ou les prestataires. Elle repose aussi sur les comportements quotidiens.

Vous découvrirez comment sensibiliser vos équipes sans créer de peur, sans alourdir le quotidien, et sans transformer chaque collaborateur en expert technique.

Les 10 questions pièges à poser à votre prestataire informatique

Q1 Sauvegardes : Mes sauvegardes sont-elles actives et avez-vous testé récemment qu'elles fonctionnent ?

Q2 Mises à jour : Qui supervise les mises à jour de sécurité de nos systèmes ? À quelle fréquence ?

Q3 Mots de passe : Comment sont gérés les mots de passe ? Y a-t-il une politique en place ?

Q4 Accès utilisateurs : Qui a accès à quoi ? Y a-t-il une liste à jour des droits d'accès ?

Q5 Antivirus/protection : Les protections sont-elles actives et à jour sur tous les postes ?

Q6 Interlocuteur unique : Qui dois-je appeler en cas de problème urgent ?

Q7 Procédure d'urgence : Si cyberattaque demain matin, quel est le plan ?

Q8 Reporting : Pouvez-vous fournir un état de santé synthétique ?

Q9 Périmètre du contrat : Qu'est-ce qui est inclus en matière de sécurité ?

Q10 Feuille de route : Avez-vous des recommandations pour améliorer notre sécurité ?

Si votre prestataire hésite sur plus de trois questions, votre niveau de risque est sans doute plus élevé que vous ne le pensez.

Source : GROUPE MAIANO Méthode inspirée du guide ANSSI.

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Si vous souhaitez être accompagné dans cette démarche, ou simplement échanger sur votre situation, notre équipe est disponible pour un premier échange sans engagement.

Source méthodologique : Guide « Comment piloter sa cybersécurité ? » ANSSI et cybermalveillance.gouv.fr

Groupe Maiano

Entreprise de Cybersécurité spécialisée en Infrastructure IT
Charente-Maritime, Nouvelle-Aquitaine
Depuis plus de 25 ans à vos côtés

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